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pic d'Orhy 2017m

La météo, les conditions, un vrai souci de gamberge… Cette veille de sortie, 22h30, l’orage gronde sur Gan, les éclairs zèbrent le ciel… Météo France annonce grêle et orage sur Larrau, le matin et l’après midi du dimanche… Météoblue, moins négatif, laisse entendre que ça tiendrait le matin… Un groupe de 10 s’est constitué autour du projet.

Aïe, aïe, aïe, mon WhatsApp me démange, j’ai mal à mon WhatsApp, je rédige ce message pour Asptt Montagne : « Bonsoir tout le monde, désolé de vous déranger à cette heure tardive mais la météo annoncée pour demain n’est pas du tout optimiste et je renonce à la sortie. Désolé, merci de votre compréhension. A bientôt ». Mais, je n’ai pas pu l’envoyer… L’heure tardive sûrement… et puis une vieille maxime, un peu perdue de vue qui revient : « Si tu regardes la météo, tu restes à Pau » n’est-il pas ? Cette fois, WhatsApp restera muet. Ceci dit, mauvaise nuit, trop de gamberge… Mais au réveil, un premier miracle, temps clair sur Gan ! Energisant ! Suivi bientôt par un deuxième miracle, une équipe de 10 bien motivée et bien présente !

Au col d’Erromendi, en sortant des voitures, la tempête nous saisit déjà mais on a du soleil, même si le Pic d’Orhy se noie dans un mauvais nuage bien épais qui interpelle… Presque 9h, la promesse « aventureuse » d’une ascension rapide en une demi-journée tue les incertitudes et revitalise encore plus les troupes. Par le profil nord-est du pic et l’arête de Béhaztoi où perdurent quelques « stands de tir » de palombes, on prend une directissime en se protégeant le plus possible du vent dans le talweg herbeux. Très vite le groupe s’élève en faisant son chemin dans l’herbe ; vraiment bon rythme, on coupe l’effort de temps à autre dans un passage mieux protégé du vent, inutile de se mettre dans le rouge. Bonne visibilité encore, mais après 500 mètres d’ascension, l’entrée dans le nuage qui chapote le sommet donne une ambiance « tempétueuse ». Quelques passages en crêtes, le vent nous emporte un peu, tout est noir, gris ; avancée au jugé, tout souffle autour ; on s’assoit pour un dernier arrêt après le promontoire Axurterria. Une expression presque censoriale fuse : « On est des barges ! ». Il faut faire preuve de résilience pour continuer, mais les altimètres sonnent le dernier effort, il ne reste qu’un petit 200 mètres de grimpe…

La pente se redresse encore, un caillou venu d’on ne sait où roule devant nous ! Plusieurs masses grises se révèlent au dessus de nous, et la traversée de la falaise sommitale se fait dans un contexte plus calme, bien mieux protégés du vent. Trois passages bien encaissés à gérer, de quoi bien se regrouper. Un premier cairn dans le brouillard, des traces de passages plus usités, le groupe s’entraide bien et sort en crête. Un peu plus loin, un pilier de béton matérialise le sommet. Un jeune randonneur arrive du port de Larrau dans le même timing. Il s’est fait un peu peur sur la fin en perdant le fil du chemin. Un peu plus de 11h, les photos, on ne reste pas : pas de panorama, rien que du froid et beaucoup de vent. Mais on va oser la traversée. Le retour se passe donc en continuant en crête vers le port de Larrau, le chemin plein sud devient bien net, mais il vaut mieux rester attentifs. Le groupe contourne l’Orhy Chipia et passe ensuite en terrain reconnu… le 3 mars. Mais pour le « plus plus » que représente la grotte d’Orhy, Joker, la pluie s’invite maintenant ! Pourtant d’un coup, la sortie du nuage et la visibilité nette retrouvée rassurent tout le monde, la route du Port de Larrau semble toute proche. Il reste à gérer un chemin plutôt pastoral en essayant de limiter, à travers les herbages, le dénivelé. Ainsi fut fait, avec beaucoup de réussite, le Pic d’Orhy, dans une traversée qui nous a valu 4 heures bien intenses.

Pour notre déjeuner, à l’heure des orages, un beau et franc soleil nous accueillera à l’entrée de Larrau, dans un espace communal comprenant tables de pique-nique et parking. Cependant, dans un ultime soubresaut dominical, le groupe finira sa virée basque chez « Zélie », pour boire un « grand coup » comme nous signifie l’accueillante aubergiste, une adresse restaurant sur la commune de Féas à bien noter, au vu de la carte alléchante proposée.

Un grand bravo au groupe, merci pour votre implication. Sans doute, il vous faudra revenir pour bien mieux profiter du formidable belvédère que constitue ce sommet, vous connaissez le chemin… J’oubliais : merci Joëlle et Marie-Laure pour les gâteaux !

Antoine

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