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5 jours au refuge de Bachimaña

Jour 1 mercredi 28 mai
Pico de Serrato ou El Peñon 2881m

Pas encore 12h lorsque nous arrivons au refuge de Bachimaña, qui offre depuis 2012 une multitude de possibilités de courses à la journée. Aujourd’hui, en prime, le spectacle grandiose des alentours bien enneigés.

Pour en arriver là, la collecte des participant(e)s a démarré un peu avant 7h et la délivrance aura lieu aux Baños de Panticosa, site magnifique avec son lac et la patine de la station thermale, dont l’entrée porte cependant la balafre bétonnée de notre modernité de contradictions coupables. Le refuge de Casa de Piedra truste à tort le début de la plupart des topos. Il porte un look d’époque avec ses poutres et ses pierres à l’alignement parfait, mais aurait bien besoin de rénovation de façade… Partis ! La montée raide, plein nord permet l’accès à un premier promontoire bien aménagé avec vue sur la vallée et la station. Le chemin continue dans le barranco, un passage délicat… Une pensée pour Claude qui fut victime d’une mauvaise chute ici, lors d’un retour des Pics d’Enfer. Pour notre groupe, la suite serait plutôt « débonnaire » malgré la pleine charge des sacs. Un dernier passage vertical bien « Z-ifié », favorable aux « aldudes » le propulse vers le refuge, après avoir bien identifié le chemin de traverse qui nous mènera très prochainement vers le col de Pondielos et le Garmo Negro.

Attablés sur la terrasse après avoir pris la mesure de notre hébergement, les sacs maintenant bien délestés, se pose le choix d’une suite prévue vers le Serrato qui s’appelle aussi El Peñon. Mais vu les conditions de neige et notre timing, le contournement jusqu’au lac de Bramatuero bajo a du plomb dans l’aile… Trop compliqué et trop long. On s’autorise donc de penser à une traversée directissime vers les lacs de Coanga et Xuans. Le gardien nous explique que cela passerait partout… mais avec un petit sourire malin, beaucoup de neige…T’inquiète, la décision est prise ; de visu, en repérant une cascade haute et en s’efforçant de rester en herbe et en caillou, nous atteignons le dôme vers 2600m. Cramponner, passer deux grandes combes et monter jusqu’au col à 2757m… en laissant une trace conséquente, ça enfonce. Il est déjà 15h30. Le groupe abandonne les crampons et son JC perclus de crampes. La crête plutôt en bon rocher, très ludique, donne son lot de surprises : une première antécime 2851m, un regain d’énergie nécessaire, une deuxième antécime 2842m, les fonds de tiroir bien raclés, une troisième antécime 2869m, le découragement et le presque renoncement face aux dernières difficultés et le timing. Puis l’étincelle qui allume un feu, Jacques et Xavier filent vers le but sous le regard interrogateur de 4 comparses incrédules. Une dizaine de minutes, on les voit au sommet. Encore 10 minutes et on y arrive à 6 ! Nos reporters photographes sont nos 2 féminines, Jackie et Sylvie qui n’oublient pas d’immortaliser le moment. On leur devra la plupart des photos, un grand merci les filles !

Il est 16h30 !? Peu importe l’heure, le ciel, bleu roi, justifie cet engagement, seule contrainte notre repas à 19h30. Après une descente sage par un itinéraire très voisin et un peu meilleur que la montée, nous y arrivons pour 18h45. Belle journée bien accomplie et pour les stats, 9h et 1500m.
photos J1

Jour 2 jeudi 29 mai
Punta Pecico Central 2839m

La première journée a donné le « La ». La forme et l’homogénéité du groupe conjuguée à une météo favorable ouvrent la voie à une tentative vers la Fache. La bien-appelée s’avèrera un peu fâcheuse. Il faut d’abord contourner en partie le lac de Bachimaña Supérieur et passer le rio Caldares qui descend des lacs Azules. 7h30, nous sommes à l’ouvrage, la neige tient mais n’est pas toujours continue et près des rochers, la punition du trou guette… Pour passer la prairie du Caldares, nous allons perdre un peu de temps à trouver un gué comestible compte tenu de la quantité d’eau, et aussi à confronter nos certitudes de navigation. Il faut convaincre pour encore pousser plein Est, au dessus du lac et ensuite d’un coup, plein Nord vers le lac de Pecico, trouver la route du port du Mercadau.

Un couple de seignors se construit une route commune avec la nôtre : des « fondus de montagne» qui connaissent dans le détail toutes les crêtes alentours et, ivres de leur passion, peuvent nous livrer leurs expériences devenues leur culture, ils nous en parleraient pendant des heures. Aujourd’hui, ils vont au Péterneille et sont partis des Baños ce matin… Lever à 3h pour venir de Louvie-Juzon où ils résident désormais. Ils cramponnent pour essayer de suivre le chemin du Mercadau ; nous cramponnons aussi un peu plus loin en prenant plus à gauche en pleine neige ; un choix moins pénible et donc plus juste comme nous le saurons au retour, mais qui nous écarte du chemin. Philippe, es docteur en GPS, s’en aperçoit le premier et nous corrigeons facilement vers un cairn évident au milieu du névé, à plat pour sortir après le contournement d’un contrefort au petit lac de Pecico de la Canal. Le couple y arrive dans le même timing, on échange encore… Stupéfiante rencontre mais chacun a ses objectifs…

Un point au barrage du second lac de Pecico, beaucoup plus grand, livre les clés de la suite. Le chemin porté par nos cartes, et le plus direct, serait de monter rive gauche dans un névé très pentu, finir dans un couloir bien couvert par une corniche et sortir à 2838m entre la Punta Pecico Norte et la Grande Fache. De visu, s’engager à 7 dans cette pente impressionnante et pas du tout purgée ne plaît à personne. J’ai choisi d’aller jusqu’à la Forquetta de Bachimaña plein Ouest en remontant rive droite et en essayant de passer bien au dessus du lac pour éviter tout problème avec les embâcles. Il faut donc traverser tout le cirque sous la Punta Zarra, en espérant trouver une solution sur l’arête des Puntas de Pecico, côté Nord. A la Forquetta, 2781m, presque midi, la montée rude et longue dans la neige fondue a bien entamé toutes les énergies et beaucoup déporté le groupe par rapport à son objectif. Le soleil toujours éclatant, ça tape fort. Xavier va faire un repérage pour une suite en contournement, mais il faudrait perdre de l’altitude pour remonter tout le cirque côté Ouest de la Grande Fache. Après le repas, on ne creusera pas cette solution qui fait un peu peur eu égard à l’énergie à déployer encore. Par facilité, on grimpe sans crampons sur la Punta Pecico Central qui est totalement découverte de neige, juste débonnaire. On espère le meilleur, un contournement possible en crête mais las, ce sera notre dernier mot du jour à 2839m. Car au sommet, une crête bien tourmentée se propose et on ne peut pas s’y lancer, l’impasse. De ce côté, on voit la Fache imberbe de neige et pour autant, le chemin dans la face n’a rien d’évident : de toute façon, après la remontée du cirque, les 150 derniers mètres de dénivelé imposaient un beau chantier bien chronophage. Pour corriger tout ça, d’ici maintenant, il faudrait 2 heures en aller et retour. C’est donc un renoncement et, après la belle réussite de la veille, un échec quand même. Sur le retour, nous nous apercevrons que nous ne pouvions pas faire autrement que passer par cette Forquetta, et redescendre… Maigre consolation. Il fallait donc bien en remettre encore ! Je me dis comme souvent dans ces cas là, que nous sommes simplement partis bien trop tard. La montagne se perd ou plutôt se gagne tôt le matin comme les « lève tôt » de Louvie Juzon… Un préalable. Notre retour s’effectuera au plus proche du tracé du chemin du Port du Mercadau, et la plongée vers le lac supérieur de Bachimaña s’avérera bien pénible, par contre nous trouverons la solution pour éviter de perdre une demi-heure pour passer la prairie du rio Caldares. Vers 16h30 nous gagnons le refuge ; pour les stats du jour 8h et 1300m.
photos J2

Jour 3 vendredi 30 mai
Traversée de l’arête méridionale d’Arnales 3001m

Le fait est : le refuge propose le petit déjeuner à 6h30 au plus tôt, quand il est prêt… Cela nous a paru suffisant… Compte tenu du vécu de la veille, le premier objectif du jour est le col de Pondielos. Ensuite on envisagerait soit l’Aguja de Pondielos vers le Garmo Negro, soit les pics d’Enfer. Tout ceci dépend de l’enneigement des voies, comme vu hier.

Pour rejoindre les lacs d’Arnales, il faut d’abord descendre un peu sur le chemin d’accès au refuge, et ensuite emprunter une sente qui monte progressivement dans un terrain erratique et sauvage, pour atteindre une zone plus plane et moins accidentée qui jouxte le grand lac. Notre itinéraire trouve un repère incontournable, le passage du déversoir du petit lac. La plus grande vigilance pour la navigation s’impose. Des infrastructures type pare-avalanches sont aussi un bon repère. Les cairns nous conduisent vers un pierrier et une paroi qui porte plusieurs passages herbeux. On trouve alors le sentier marqué qui monte des Baños. Après un dernier raidillon, le groupe sort sur la neige quasiment à l’intersection des itinéraires du col de Pondielos et du Garmo Negro. La montée au col de Pondielos s’effectue progressivement, la pente s’amplifie peu à peu, l’itinéraire se trace facilement, la neige porte encore. La cohésion du groupe, juste parfaite.

10h30, le col de Pondielos ouvre devant nous le spectacle de la face Sud des pics d’Enfer et aussi le couloir recouvert de neige de l’Aguja de Pondielos, tout proche, à quelques mètres. Impressionnés par les quantités de neige et les fortes pentes, nous renoncerons d’abord à l’aiguille et aussi aux Pics d’Enfer. Il reste plusieurs options pour le Pic d’Arnales : soit l’attaquer par le collado de Serratas, soit par le col entre le Pic d’Arnales et le Garmo de Pondielos qui s’appelle aussi Aguja d’Arnales, pour faciliter les identifications de sommets chères à Jackie. Cette dernière solution impose une progression en neige pour remonter tout le cirque en traçant de gros Z dans la pente. Encore une fois un peu trop timorés, nous renonçons à la seconde solution pour tracer en balcon et rejoindre le collado de Serratas. Devant nous les premiers piliers des crêtes d’Arnales se proposent. Cette fois nous nous équipons, y con el casco por favor. Philippe a un vague souvenir, il pourrait y avoir un passage… Un premier couloir d’une trentaine de mètres, virulent, tempère vite les ardeurs, les appuis sont pourris, beaucoup de blocs instables, une galère, chacun fait de son mieux pour rester compact, proche, propre avec les cailloux. Un moment vraiment tendu, un peu surréaliste, le groupe de 7 en sort sur une arête, heureusement, avec plus de largeur et plus de profondeur. La progression se fait plus aisée mais il faut rester vigilant. Un nouveau passage vertical un peu meilleur arrive, et peu à peu l’atmosphère se détend. L’équipée se divise même en 2 groupes (4 + 3) et cela rassure bien la progression. La dernière cheminée, bien noire, qui traverse le pilier sommital et que l’on voyait du bas, ne présente plus aucune réelle difficulté et en deux temps nous envahissons le sommet. Une pierre plate donne une côte « Arnales Sur » à plus de 3000m, c’est une erreur, nous sommes sur une antécime qui ne culminerait qu’à… 2996m. D’ailleurs, on le voit bien, il y a une suite…

La pause méridienne ici, avec au dessous de nous le spectacle de 2 randonneurs qui font une trace de métronomes vers le col entre l’Arnales et le Garmo de Pondielos. Ils se relaient régulièrement et montent très vite. Pour nous, la suite se passe en crête plein Nord. Les cordes sortent pour mettre en place une progression sur becquet pour passer au meilleur du fil de crête les dernières difficultés. Derrière Jackie, j’entends Xavier et JC, euphoriques, qui s’en donnent à cœur joie en inventant un vocable d’anthologie : je becquette, tu becquettes, tu me re-becquettes, je te dé-becquette. Philippe et Jacques encadrent Sylvie qui se dira « fermement tenue »… On n’en doute pas ! En 30 minutes nous rejoignons le seul 3000 du jour, le Pico de Arnales, 3000m ou 3001 ou 3006 selon les sources. Les 2 qui assuraient le spectacle sont déjà arrivés ; espagnols, en short avec des guêtres, petits sacs, plutôt familiers du coin, ils viennent des baños. On descendra par leur itinéraire bien plus simple, et surtout sécurité, nous enlevons nos équipements. Et maintenant, au col, arrive ce moment terrible du refus de sommet, du renoncement que j’adore entre tout : personne pour m’accompagner, de l’autre côté du col, sur le Garmo de Pondielos ou Aguja d’Arnales 3020m, tout proche, que nous pouvions coiffer en 15 minutes. Je n’insiste pas trop mais c’est très très dur : sans doute un peu de saturation générale et le souci de se rassurer totalement au plus vite, on s’en tiendra donc au seul parcours de l’arête méridionale d’Arnales que le guide des 3000 donne « PD » soit « Peu Difficile », mais qui nous a donné de belles sensations et c’est une très belle course réussie… las, pas de cerise sur le gâteau aujourd’hui, non, il faut faire bien attention à ne pas se griser…

Retour sur nos traces, au col de Sarretas, mais en descendant auparavant le couloir de neige, puis col de Pondielos, et tout à rebours le parcours de la matinée avec une petite variante lorsque nous décramponnerons. Bien entendu, on troue autour des rochers. Un peu après 17h, nous arrivons au refuge. Pour les stats, 8h30 de rando et 1300m.
photos J3

Jour 4 samedi 31 mai
Crêtes Garmo Négro 3051m aux Picos de Algas 3032m 3036m 3023m

Aujourd’hui encore, le bénéfice d’une météo de gala nous est encore assuré, vernis ! Au programme, un classique des Pétos, le Garmo Negro et plus ? Nous laisserons au refuge le matériel d’escalade et le casque, de quoi s’alléger un petit peu.

L’itinéraire d’accès reste le même que celui de la veille, et bien entendu notre orientation s’avère beaucoup plus sûre et optimisée. A l’intersection des itinéraires du Garmo Negro et du col de Pondielos, les crampons œuvrent à nouveau. Plusieurs randonneurs sont devant nous. La belle trace tient encore bien, et notre rendement plus que correct permet très vite d’arpenter le long passage sous le Garmo. A un moment la falaise se rapproche et l’itinéraire passe sous des névés pentus et volumineux, le groupe s’étire un peu, « il n’y a que la foi qui sauve »… Pour monter jusque dans le cirque entre Las Argualas et le Garmo, il reste à emprunter un goulet large et plus pentu encore. Après cet obstacle, une pause bien méritée dans le bas du cirque, pour mieux préparer le dernier assaut, montre la route empruntée par nos prédécesseurs ; un tranchée directe jusqu’à rejoindre l’arête Ouest du Garmo. La décision sera de s’en passer, en traçant sur la droite dans cette pente de neige qu’affectionnent les skieurs. Quelques petits temps de répit dans la pente, nous arrivons sous l’arête avec des passages en cailloux qui se traversent laborieusement. 11h, le sommet, je ne me souviens pas avoir fait un Garmo aussi rapide en neige ! Spectacle, sur le cirque, les Argualas, la vallée, les Pics d’Enfer. Un peu de couverture nuageuse restera totalement inoffensive.

La suite passe par le col de las Argualas et pour le coup, nous ferons une partie de la descente dans la tranchée de nos prédécesseurs afin de contourner le profil Ouest du Garmo, quand même peu comestible avec cette alternance de parties rocheuses et de neige, terrain bien miné. Au col, repas, repos bien mérité. Pour la suite, plusieurs possibilités s’offrent pour conquérir les autres sommets du cirque. On voit en particulier 2 randonneurs qui grimpent très vite sur la moraine enneigée qui facilite l’accès à l’Argualas. Ils atteignent le point bas de la crête et tâtonneront un grand moment avant de rebrousser chemin. Pour nous, en suivant le fil de crêtes nous atteignons en quelques minutes l’Algas Norte. L’arête plutôt en roche devient très pénible avec les crampons et pour poursuivre, nous prenons le temps de les enlever provisoirement. Peu à peu, la progression sur le versant du cirque nous amène au Pic d’Algas 3036m (central ou principal). Un passage mal commode nécessite un brin de désescalade pour sortir sur le névé et repasser les crampons pour la descente. Avant de cramponner, l’Algas sud-est, à quelques mètres, fera le bonheur des plutôt « jusqu’au-boutistes » du groupe, Jackie, Xavier et moi.

Pour l’Argualas, ce sera un autre jour, une autre fois. Le groupe rassasié pense surtout au retour en neige molle. Sinon, il eût fallu continuer en neige sous le chaînon, passer un brin d’escalade rocheuse aérienne et finir sur un névé un peu vertical et exposé, comme le signale ce randonneur bien chargé qui en revient, un chantier qui aurait demandé une petite heure tout au plus…  Du petit col entre les 2 derniers Algas, il devient aisé d’accéder sur la moraine et de rejoindre en quelques minutes le bas du cirque. Depuis 4 jours nous avons l’habitude de ces retours en neige, et finalement le groupe s’en accommode bien : certes, il y a quelques surprises, surtout autour des rochers, mais globalement cette neige profonde nous sert bien, dans les pentes en montée ou en descente… Conditions exceptionnelles pour faire de la montagne.

Nous arrivons au refuge vers 17h, pour les stats un peu plus de 8h et 1300m.
photos J4

Jour 5 dimanche 1 juin
Chemin de la canalisation et lac du Brazato 2400m

Avant de partir, petit bilan avec ce refuge qui nous a bien reçus. Pas trop de monde, bonnes installations, dortoir de 10 avec sanitaires, bons repas sauf le laitage typique espagnol au dessert, petit dej correct mais pas toujours bien organisé, et pour l’accueil, la communication, la capacité d’initiative, on risque le contraste du sourire et de la moue avec les genres féminin (préférable) et masculin (quelquefois désespérant). J’oubliais, une terrasse ensoleillée et protégée, avec quelques bancs pour les moments sympathiques de partage et débrief d’après courses.

Pour notre retour, j’espérais pouvoir réaliser l’itinéraire d’une canalisation pour la conduite forcée qui alimente les baños, et finir au lac du Brazato. Un itinéraire singulier qui démarre pour nous au barrage du lac supérieur de Bachimaña, à quelques centaines de mètres du refuge. Ma curiosité nous y mène pour ne rien y trouver, le réseau doit être souterrain… A la place, après quelques soubresauts erratiques, nous arpentons un beau chemin qui fait des vagues bien prononcées autour de la côte 2200m. Un moment paisible pour passer toute la combe du barranco de Lavaza, où nous verrons de nombreux isards, dont 5 petits même pas dérangés, et quelques adultes, certains nous paraîtront en piètre état. Le chemin de toute beauté constitue un magnifique belvédère pour retrouver en face de nous nos courses sur les crêtes d’Arnales, du Garmo et des Algas. En arrivant à la conduite forcée, la canalisation surgit, parfaitement horizontale et bien protégée par un empierrement . Elle glougloute sa musique d’eau et quelques « pschitt » de joints défaillants. On suit les aléas du tracé, avec notamment deux passages de tunnels qui valent quelques sueurs et auraient mérité de sortir les frontales. On croise et ignore ensuite un chemin qui descend brutalement vers les Baños. Le groupe lui préférera un peu plus loin le GR 11 qui mène la troupe toujours compacte au Lac de Brazato. Un clap de fin avec un dernier pique-nique sur le promontoire du barrage. Repérage des sommets, le décor a complètement changé, comme un nouveau monde, repérage du refuge du Brazato, un réduit avec un poêle, passage sur le barrage.

La descente par le GR11 se termine par des lacets peu pentus et donc pénibles, que Jacques a beaucoup de mal à ne pas couper. Après la traversée des baños d’autrefois (quelques belles ruines) et d’aujourd’hui (un centre moderne), nous échouons au parking et sur la terrasse de la Casa de Piedra, pour préparer le retour à nos sources.
photos J5

Un grand merci aux participant(e)s pour m’avoir si bien supporté. Bravo spécial à nos deux photographes féminines, Jackie et Sylvie, qui ont bien assuré, à JC pour qui sûrement les incertitudes étaient les plus fortes. Merci à Jacques, Philippe et Xavier pour votre aide sur le terrain, pour encadrer ou construire les meilleurs choix d’itinéraires, c’est très important de s’impliquer comme vous le faites, en croisant les analyses et avec plusieurs paires d’yeux, on arrive à de biens meilleurs résultats !

Au final bel engagement, belle histoire, belle réussite, bien méritée, celle d’un très beau groupe !

Et merci la météo.

Antoine   

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