1ère journée sécurité DVA du 3 décembre

C’est 21 Pétos qui se retrouvent au parking pour une journée spéciale découverte ou révision des rudiments de la sécurité en situation de neige. Notre cortège part gaiement en direction du col du Pourtalet malgré le froid piquant. La rumeur court que les équipements sont conseillés. C’est vrai que la route devient vite blanche. Quand les 4/4 passent à l’aise, d’autres moins chanceux ont du mal à lire la notice de montage des chaînes et se font attendre…Dehors malgré les cagoules en tout genre, on doit taper des pieds et des mains pour supporter le froid. Finalement c’est dans le seul bar ouvert des ventas que nous décidons d’attendre les malheureux sujets à railleries à leur arrivée. Les boissons réchauffent les corps engourdis, Eric se chauffe un peu la voix en entamant la leçon sur le DVA qu’il nous présente au comptoir. Suffisamment ragaillardis, nous affrontons les -13° en montant un peu au dessus du col en rang d’oignon pour vérifier l’état de nos DVA branchés (est-ce que les piles sont encore bonnes depuis l’an dernier ?), sous un soleil radieux. Ca commence par le décryptage du BRA de la veille (Bulletin Risque d’Avalanches pour les initiés), même pas chiffré fera remarquer Jean-Marie ! Puis il y a quelques couacs lorsqu’Eric nous demande de mettre notre DVA en position « Recherche », qui se transforme en recherche des cancres restés en position « Emetteur ».  Enfin Eric nous interroge et nous en apprend un peu plus sur la neige « dans tous ses états », jusqu’aux types d’avalanche qui peuvent nous surprendre y compris les célèbres plaques à vent. C’est un joyeux débat malgré la gravité du sujet, émaillé de quelques plaisanteries fines comme il se doit chez les Pétos. Après ce catalogue des risques encourus qui fait froid dans le dos (on n’avait pas besoin de ça…), place au déjeuner pris sur un plateau herbeux, le vent ayant balayé la neige sur les crêtes. Les bouteilles passent d’une table à l’autre et sont toutes vidées. En guise de café amélioré, Guytou a eu la bonne idée d’amener sa grolle de l’amitié, qui passera de main en main et fera même une 2ème tournée. Eric nous propose comme digestif la conduite à tenir en cas d’avalanche et de recherche de copains. Place à la pratique ensuite : les animateurs se dispersent, partent avec un groupe de 5 ou 6 et dissimulent leur DVA. C’est un peu la chasse au trésor et c’est à celui ou celle qui le trouvera le premier. Ca bip bip de partout, la montagne est en effervescence. Finalement tous les DVA sont trouvés en moins d’un quart d’heure (le temps de survie sous une avalanche). C’est rassurant, mais en condition réelle avec un terrain tourmenté et des vies en jeu, c’est une autre histoire. Eric préconise de s’entraîner lors de nos sorties s’il y a du temps à tuer, afin d’être plus réactifs le jour J. Le soleil commence à décliner, on s’est enfoncés les jambes jusqu’aux cuisses dans la neige fraîche pour trouver nos trophées, il est temps de rejoindre les voitures avec le chauffage à bloc.

Après avoir remercié « chaudement » Eric, nous buvons le pot à Laruns, accompagné des délicieux gâteaux préparés par nos chères pâtissières.

Un grand bravo à Eric pour ses leçons-débats et qui sait se renouveler d’une année à l’autre, aux accompagnateurs qui étaient tous là et qui ont su réchauffer les âmes avec leur humour décapant, et aux participants qui ont su braver le froid !

les photos de la 1ère journée DVA

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