Pic de la Marère 2221 m ou Embarrère
Dix pétos au Rdv ce dimanche sous une météo pas très engageante. Le chemin du Bitet est encore carrossable en y allant doucement, et nous voilà partis du pont dans une atmosphère humide et pas très engageante. Le sentier de la forêt n’est pas terrible, entre les arbres tombés qui obligent à des détours, et tous ces torrents qu’ils faut traverser en évitant les chutes. On débouche enfin sur la piste avant d’attaquer en direction du col d’Iseye, toujours dans cette humidité et ce brouillard épais. Petite pause au niveau de la cabane de Cujalate où la visibilité n’est pas terrible. Nous débouchons sur le plateau de la Laiterine où une tente est posée presque sur le sentier. Pause à la cabane, très propre pour l’instant car les pseudos montagnards touristes ne sont pas encore arrivés.
L’encadrant organise une réunion pour la suite car le temps ne s’arrange pas, et pour l’instant pas question de s’engager sur la partie terminale du sommet à cause de cette humidité sur les rochers et sur l’herbe. On décide de monter au col d’Iseye et plus loin au col de Coig Arras. Sur la transversale qui mène au 2ème col soudain ça se déchire, et nous voyons enfin cette muraille qui pose pas mal d’interrogations : il est où le sommet, il est où le sentier, mais par où on passe ?
Le soleil tape enfin et a séché le rocher et l’herbe, alors on attaque donc le sommet. Bien avant le col de Coig Arras, on monte à gauche entre la raillère et la paroi jusqu’à une petite grotte. Deux petits curieux (ses) viennent nous voir de très près, je ne savais pas qu’il y avait des bouquetins dans le coin, il est vrai qu’il y a 9 ans que je n’y étais pas revenu. Rassemblant tous mes souvenirs et malgré quelques commotions, nous prenons le seul cheminement possible et avec la prudence et la douceur qui nous caractérise (aucun caillassage), nous débouchons au col herbeux. De là, le sommet nous tend les bras et nous appelle. Le repas se fera au col, après l’ascension de la pente herbeuse qui nous amène au sommet. Un peu de vent tout de même, la mer de nuages se situe à peine plus bas vers 2000m. La photo prise, nous descendons au col où nous prenons le repas à l’abri du vent.
Pour mesurer la pente d’où nous avons débouché, deux membres du groupe laissent tomber deux objets (un gobelet et un paquet d’amandes conditionné en boule) et effectivement, c’est très pentu et très perdu. Les lois de la physique nous démontrent alors qu’un objet rond lâché sur une pente à 45° ne s’arrête jamais. Au moins cela nous démontre de descendre très prudemment jusqu’à la grotte. Ensuite descente libre, soit pleine raillère ou le long de la paroi. Regroupement sur le sentier, et le long retour commence alors, en reprenant les pas de ce matin sauf à la fin, où nous prenons la piste qui nous délie les jambes et nous ramène aux véhicules.
17KM et 1365m de dénivelé, on nous aurait menti ?
Pot à la Caverne offert pour les 38 ans de Mylène, et où nos féminines tentent d’enlever le chiot qui ramasse les miettes des succulents gâteaux d’Eveline, de Mylène et de Claire.
Merci à tous pour cette sortie, très belle sortie en votre compagnie, merci à Philippe et Xavier pour votre aide, et un grand bravo à Claire pour son abnégation et sa grosse volonté.
Les photos de Claire et Gene par ici
Le relive de Claire par là
Commentaires